Après plusieurs années d'absence, Toshiba revient sur le marché des PDA/Téléphones sous Windows Mobile. A l'occasion du 3GSM World Congress de février, le constructeur a présenté deux terminaux UMTS/HDPDA. Le Smartphone G500 est le premier représentant de cette nouvelle génération, prochainement suivi par le G900, un PDA innovant sur bien des points.
Pour se distinguer de la concurrence, Toshiba cible principalement le marché professionnel, friant de sécurité. Et c'est bien dans ce domaine que le G500 présente ses atouts, avec notamment un lecteur d'empreintes digitales. Voici en avant première une présentation de ce nouveau téléphone.

Malgré une succession d'échecs commerciaux, Toshiba aura marqué le début des années 2000 avec plusieurs PDA Windows Mobile très innovants : tout d'abord le e570, premier appareil disposant de deux slots pour carte mémoire, ensuite, la série e7xx, qui proposait du Wi-Fi et du Bluetooth, et enfin la gamme e8xx et son magnifique écran VGA (une première !). Mais l'innovation a un coût et les faibles ventes ont eu raison de la stratégie du constructeur asiatique.

2007 marque donc le retour de Toshiba sur le devant de la scène. Le marché, plus mature et surtout bien plus large, redonne confiance. Mais il semblerait que les erreurs du passé n'aient pas bien été enregistrées ! Les deux nouveaux terminaux présentent des caractéristiques bien spéciales, loin de la banalisation offerte par la concurrence. Ce point positif pourrait une fois de plus se transformer en risque fort.

Le G500 est un smartphone en apparence assez classique. Le format "slide" (clavier numérique coulissant) permet à Toshiba d'offrir aux utilisateurs un choix plus large que le catalogue existant. Mais alors que les autres constructeurs (HTC et Samsung en tête) semblent tout miser sur la présence d'un clavier Azerty complet, le G500 se limite au traditionnel clavier numérique. Le gain devrait se situer au niveau de l'encombrement. Malheureusement, si les dimensions générales sont effectivement très raisonnables, l'épaisseur vient gâcher cette première impression.

Néanmoins, un gros travail semble avoir été réalisé sur l'ergonomie : la prise en main est efficace et pour une fois on a réellement l'impression d'utiliser un téléphone mobile "classique".

La principale innovation du G500 réside dans la présence d'un lecteur d'empreintes digitales, qui ne se dévoile qu'une fois le téléphone "ouvert". Ce module a plusieurs fonctions : la première vise naturellement la sécurité. Associé à une application PC, il permet l'authentification sur la station de travail. Autre application : le lancement de logiciels associés à une empreinte spécifique. Mais le logiciel gérant cela n'est pas des plus ergonomiques. Au final, l'utilité principale se limite à un "super" pavé directionnel (très pratique).

L'arrière présente également un objectif photo imposant. Mais le capteur de 2Mpixels ne fait pas de miracles. Si en extérieur les clichés restent exploitables, la luminosité artificielle en intérieur demeure un piège inévitable.
En visant un public professionnel, Toshiba se devait d'être irréprochable sur l'offre logicielle. Première faute : le système se limite à la version 5 de Windows Mobile. Du coup, la suite Office Mobile apparaît comme la grande absente. Pour répondre à cela, le lecteur Pixel Viewer est intégré en ROM. On notera également la présence de Opéra, un navigateur bien plus performant que Internet Explorer Mobile.

Les autres applications (VoIP et pilotage du PC via Bluetooth) sont également des exclusivités Toshiba. La première n'est autre qu'un logiciel de téléphonie sur IP et la seconde un outil de contrôle permettant de gérer ses présentations du PC depuis le smartphone (non testé) en Bluetooth ou en USB.
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Au final, le Smartphone G500 de Toshiba présente des qualités indéniables, mais risque de souffrir d'une concurrence féroce. L'intégration de la 3G (HSDPA) et des outils propriétaires ne suffiront peut-être pas à combler les faiblesses : épaisseur, absence de clavier Azerty, Windows Mobile 5.0...




















